www.art-de-pierre.eu

PHILIPPE   BOUVET

Maître Artisan Tailleur de Pierre

BEATRICE SASSONE BOUVET

M.O.F. Sculpteur Praticien 1997

LA CHAUX - page 2
Enduits isolants
Les Stucs
Les Fresques

La chaux est obtenue par la calcination de la pierre calcaire dans les " fours à chaux " :

  • Par calcination du calcaire aux environ de 900 °C (CaCO3) on obtient de la chaux vive (Oxyde de Calcium : CaO) et un fort dégagement de gaz carbonique (CO2) .
  • La réaction s'accompagne d'une perte de poids d'environ 45 %, correspondant à la perte en gaz carbonique .

La chaux vive désigne le matériau brut obtenu en sortie de four. Son principal constituant est l'oxyde de calcium, qui a pour formule CaO. Elle est potentiellement dangereuse et principalement employée dans l'industrie et l'agriculture. Avide d'eau, elle est utilisée pour assécher, détruire les matières organiques riches en eau.

Mise en contact avec de l'eau, il se produit un fort dégagement de chaleur . Cette étape est nécessaire à l'obtention de chaux éteinte, qu'elle soit aérienne ou hydraulique. Dans le cas de la chaux hydraulique, il est nécessaire d'employer la quantité juste d'eau, afin de ne pas permettre la prise du matériau. Dans le cas de la chaux obtenue à partir de calcaire pur, la quantité d'eau n'est pas limitée. Lorsque la quantité d'eau ajoutée est juste suffisante pour obtenir la réaction d'extinction, c’est-à-dire d'hydratation de la chaux, on obtient une poudre blanche. Si la quantité d'eau est plus importante, on obtient une pâte blanche.

En cas de mélange de grandes quantités de chaux vive et d'eau, la chaleur dégagée est telle que l'eau peut se mettre à bouillir et projeter de la chaux, qui est corrosive.

La transformation de chaux vive en chaux éteinte, s'effectue par ajout d'eau (H2O). Cette opération d'extinction produit l'hydroxyde de calcium Ca(OH)2 avec un fort dégagement de chaleur .

Après transformation, l'augmentation du volume est de près de 30%.

L'extinction peut être réalisée de différentes manières :

  1. Arrosage superficiel des blocs de chaux vive, puis terminaison de la réaction à l'air .
  2. Immersion des blocs de chaux vive dans un grand volume d'eau puis terminaison de la réaction à l'air .
  3. Mélange eau-chaux dans un malaxeur avec contrôle de la réaction exothermique (dans l'industrie) .
  4. Immersion des blocs de chaux vive dans un grand volume d'eau puis terminaison de la réaction dans l'eau .

Dans les trois premiers cas on obtient une chaux en poudre (fleur de chaux, chaux grasse, CAEB, chaux éteinte...), dans le dernier cas la chaux éteinte produite prend l'apparence d'une pâte (chaux en pâte) que l'on pourra garder tant que l'on maintient en surface de l'eau limitant les échanges de gaz carbonique (donc de carbonatation) .

  • La chaux en poudre correspond bien aux pratiques actuelles du bâtiment (dosage en volume, mélange à la bétonnière...) .
  • La chaux en pâte permet l'obtention de mortier plus "gras", moins sujet à la désication rapide, des enduits ou des badigeons carbonatant plus vite et mieux donc plus résistant. Par contre, son dosage est plus difficile, le mélange avec le sable plus délicat sauf à utiliser l'outillage adapté (malaxeur planétaire, rabot…). La meilleure carbonatation de la chaux en pâte a probablement comme origine le fait que l'extinction se faisant à l'abri de l'air, aucune carbonatation partiel anticipant la prise ne se produit. Par ailleurs, la finesse de la chaux obtenue, la présence de gels colloïdaux sont autant d'éléments qu'il faudrait étudier .

Selon la composition du matériau de base, on obtiendra donc :

de la chaux aérienne

de la chaux hydraulique.

accueil  > Enduits  >  La Chaux-page 2